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Mining Indaba: la présence russe s’accroît dans le domaine minier en Afrique [3/5]

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Malgré une présence dans ce secteur, les sociétés russes étaient quasi-absentes dans les couloirs de Mining Indaba. Seule la mine de diamants de Catoca, en Angola, où le groupe russe Alrosa détient un peu moins de la moitié des parts, avait envoyé des représentants pour échanger et présenter ses activités, refusant cependant de parler à la presse. Même si la Russie n’est pas l’un des acteurs miniers principaux en Afrique, elle s’intéresse de près aux minéraux du continent.

De notre correspondante à Johannesburg,

Les opérations du groupe paramilitaire russe Wagner sont déjà bien documentées : en échange de ses mercenaires, la société exploite des gisements d’or ou de diamants sur le continent, comme le détaille Hugo Brennan, expert au sein du cabinet d’analyse de risques Verisk Maplecroft : « Il y a des exemples, en ce moment, où le groupe Wagner profite d’accords pour fournir un appui militaire contre des minerais, avec des États comme le Soudan, la République centrafricaine et le Mali. »

Mais au-delà de Wagner, des firmes minières russes sont aussi parvenues à s’installer dans d’autres parties du continent : « Je pense qu’on peut affirmer que la Russie ne fait pas partie des poids lourds, contrairement aux entreprises minières britanniques ou australiennes, mais elle a une présence importante sur certains territoires. Par exemple Rusal en Guinée, mais aussi la société minière Alrosa, qui a des activités en Angola et est intéressée par le Zimbabwe. Sans oublier Nordgold au Burkina Faso, ou Nornickel qui a un joint-venture ici, en Afrique du Sud… Donc, on a plusieurs entreprises minières russes qui ont des opérations en Afrique. »

Opportunités et stratégie

Moscou se saisit donc d’opportunités, mais mène aussi une stratégie calculée, selon Jay Truesdale, PDG de la société de conseil Veracity Worldwide : « La Russie se déploie typiquement dans des pays mal gouvernés, qui ont bien souvent hérité de liens avec elle, remontant parfois au temps de l’Union soviétique. Et on peut observer qu’il y a des connexions entre les différentes entreprises qui ont des activités sur le continent et le Kremlin. Le secteur minier est toujours un secteur stratégique, et il serait donc étonnant que cela n’aille pas au-delà d’une simple relation opportuniste. »

Grâce aux ressources sur son propre territoire, la Russie figure pourtant déjà parmi les plus importants producteurs de minerais, comme le palladium, le nickel ou les diamants. Mais elle a plusieurs intérêts à se tourner aussi vers l’Afrique : « Tout d’abord, il y a un manque de transparence quant à ces investissements. Certaines exportations de minerais, comme les diamants, y sont plus difficiles à tracer. Sans compter que plusieurs des minerais sur lesquels la Russie a des vues en Afrique sont essentiels en termes de production militaire et pour la sécurité générale du pays. »

Pour continuer à fonctionner, les entreprises minières russes doivent cependant trouver des moyens de contourner les sanctions occidentales qui touchent certaines d’entre elles en Afrique.

Source : Rfi

Afrique du Sud: au Mining Indaba, les miniers souhaitent mieux réglementer l’orpaillage [2/5]

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L’ouest du continent connaît ces dernières années un boom de l’or, Ghana en tête, mais aussi Mali, Guinée, Burkina Faso… Avec cependant toujours la délicate question de l’orpaillage, artisanal et souvent illégal, qui reste très difficile à encadrer et inquiète les autres acteurs du secteur.

De notre correspondante à Johannesburg,

Avec le cours de l’or qui continue de rester très élevé, et alors que la région ouest-africaine est parmi les zones aurifères les plus riches derrière l’Australie et le Canada, le métal jaune attire les appétits, à la fois de grands industriels, mais aussi de millions d’orpailleurs artisanaux.

Cela met souvent les gouvernements face à un dilemme, selon Terry Heymann, directeur financier du Conseil Mondial de l’Or (WGC). « Dans beaucoup d’endroits où il n’y a pas d’autres moyens de gagner sa vie, les gens se tournent vers l’orpaillage artisanal. Mais ce type d’exploitation est souvent synonyme de mauvaises pratiques environnementales, avec une utilisation courante du mercure. Et il y a aussi des problèmes sociaux, avec des pratiques dangereuses pour la santé et la sécurité, ainsi que des tensions qui peuvent émerger au sein des communautés. »

Des activités illégales qui prennent de l’ampleur

De plus, une partie de la rente minière échappe aux gouvernements, car les taxes sur l’or artisanal sont rarement payées, et les flux, plus difficile à tracer, peuvent dans certaines régions alimenter des activités illégales. Le PDG de B2Gold, Clive Johnson, s’inquiète aussi de l’ampleur que prennent ces pratiques.

« Nous avons un gros problème près de la rivière Falémé, qui délimite la frontière entre le Mali et le Sénégal, une zone proche de notre mine. Il y a des mineurs artisanaux à petite échelle, familiale. Mais il y a aussi des opérations qui ont beaucoup grossi, soutenues par d’importants investissements chinois qui permettent de faire venir des machines coûtant des millions de dollars, et ce n’est alors plus pour faire de l’orpaillage à petite échelle. Le gouvernement du Mali prend des mesures pour freiner cela et nous l’encourageons dans cette voie. »

Motiver les mineurs artisanaux à changer de pratique

L’entreprise canadienne aimerait notamment, selon Clive Johnson, développer des collaborations pour aider les mineurs artisanaux locaux à mieux transformer leur minerai, comme plusieurs initiatives le font déjà en Amérique latine. Car les réponses répressives ne règleront pas les problèmes, selon Rachel Perks, spécialiste pour la Banque mondiale.

« S’il y a une chose à laquelle il faut réfléchir, c’est de savoir qu’est-ce qui peut motiver les mineurs artisanaux à changer. Avant, les solutions consistaient à fermer des sites, mais désormais, il s’agit de rencontrer les mineurs et leurs communautés et de travailler de concert avec les associations minières, les coopératives, pour répondre aux problèmes environnementaux, tout en leur permettant de continuer leur activité. »

Et les conséquences peuvent être dramatiques si le secteur n’est pas encadré : encore tout récemment, au Burkina Faso, au moins 10 personnes sont mortes dans l’effondrement d’une mine artisanale.

Source : Rfi

Afrique du Sud: au Mining Indaba, l’appétit des miniers pour l’Afrique ne se dément pas [1/5]

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L’Afrique du Sud accueillait en février la conférence annuelle du Mining Indaba, grand rassemblement des acteurs du secteur minier africain, dans la ville du Cap. Sujet phare des discussions : les métaux qui seront essentiels pour assurer la transition énergétique et les technologies vertes. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la demande en lithium, cobalt, et autres minéraux clés pourrait être multipliée jusqu’à six d’ici à 20 ans.

De notre correspondante à Johannesburg,

Malgré une baisse ces dernières années des investissements pour l’exploration sur le continent, les experts sont confiants de voir la tendance s’inverser, étant donné l’appétit pour les minerais essentiels à la transition énergétique.

Colin Hamilton est analyste des matières premières pour BMO Capital Markets. Pour lui, « la sécurité d’approvisionnement est cruciale. Et l’Afrique dispose de formidables ressources géologiques qui sont convoitées, que ce soit par le Japon, la Chine, les États-Unis, l’Europe », explique l’analyste. « On pense avant tout au cobalt, au lithium, au nickel, mais aussi au cuivre, bien sûr, qui est exploité depuis longtemps : l’Afrique a toujours eu de bonnes ressources en cuivre. Et ces 20 dernières années, la plus grande partie s’en va en Chine. Il y aura donc des tentatives pour que cela soit redirigé vers les économies des pays développés », poursuit Colin Hamilton.

Avoir une chaîne d’approvisionnement plus diversifiée

Les États-Unis, particulièrement présents lors de ce Mining Indaba, ont fait savoir leur intérêt. Jenna Diallo est directrice régionale à Johannesbourg de l’investissement pour « Prosper Africa », une initiative américaine qui entend renforcer la coopération avec le continent :

« Avec la transition énergétique, les États-Unis et le monde entier ont besoin de plus grandes quantités de ces minerais cruciaux », affirme Jenna Diallo. « Et avec les récents événements, à savoir le Covid et la guerre en Ukraine, nous cherchons tous à avoir davantage de portes d’accès et une chaîne d’approvisionnement plus diversifiée », ajoute-t-elle. « Nous pensons qu’une augmentation des échanges et des investissements sera non seulement bénéfique pour les affaires des deux côtés, mais aussi pour le développement du continent africain. »

Tous les acteurs du secteur mettent désormais en avant leurs « ESG », les critères environnementaux, sociaux, et de gouvernance, pour promettre que le développement minier africain se fera dans de bonnes conditions.

Développer le secteur de la transformation sur le continent africain

Mais pour éviter une nouvelle malédiction des ressources premières, il faudra veiller à ce qu’ils soient vraiment appliqués, selon Boubacar Bocoum, spécialiste des mines pour la Banque mondiale :

« Tout cela doit se faire en sorte que les opérations se passent normalement, mais aussi faire en sorte que les revenus soient payés comme cela est dû, et comme cela est prévu dans les conventions », souligne Boubacar Bocoum. « Donc, ça ne se fera pas naturellement, cela demande que les États se mobilisent pour saisir l’opportunité, mais aussi pour faire en sorte que tous les bénéfices qui sont attendus soient effectivement réalisés. »

Et pour cela, de nombreux pays africains comptent sur une amélioration de leur chaîne de transformation de ces minerais stratégiques, une filière pour l’instant principalement entre les mains de la Chine.

Source : Rfi

La production underground célébrée à Oyu Tolgoi

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OULAN-BATOR, Mongolie–(BUSINESS WIRE)–Le Premier ministre de Mongolie, Luvsannamsrain Oyun-Erdene, a rejoint aujourd’hui le directeur général de Rio Tinto, Jakob Stausholm, à 1,3 kilomètre sous terre pour célébrer le début de la production souterraine de la mine de cuivre Oyu Tolgoi dans le désert de Gobi .

Cela a été suivi d’une cérémonie avec les employés et les dirigeants d’Oyu Tolgoi, les représentants du gouvernement de Mongolie, les membres du conseil d’administration d’Oyu Tolgoi et les fournisseurs locaux pour marquer cette étape importante vers la montée en puissance d’Oyu Tolgoi pour devenir l’un des principaux fournisseurs de cuivre au monde.

Depuis l’accord entre le gouvernement de la Mongolie et Rio Tinto en janvier 2022 pour réinitialiser la relation et faire avancer le projet souterrain d’Oyu Tolgoi, 30 cloches ont été dynamitées et du cuivre est maintenant produit à partir de la mine souterraine. Oyu Tolgoi devrait devenir la quatrième plus grande mine de cuivre au monde d’ici 2030 1 , opérant dans le premier quartile de la courbe de coût en équivalent cuivre. Le minerai est actuellement traité à partir de Panel Zero dans Hugo North Lift 1 et la production augmentera au cours des prochaines années.

Fruit d’un partenariat entre Rio Tinto et la Mongolie, la mine à ciel ouvert et le concentrateur d’Oyu Tolgoi fonctionnent avec succès depuis plus d’une décennie. L’effectif total d’Oyu Tolgoi est actuellement d’environ 20 000 personnes, dont 97 % sont mongols. Oyu Tolgoi travaille avec plus de 500 fournisseurs nationaux et a dépensé environ 15 milliards de dollars en Mongolie depuis 2010, dont 4 milliards de dollars en taxes, frais et autres paiements au budget de l’État.

Le développement de la mine souterraine représente un investissement de plus de 7 milliards de dollars, libérant la partie la plus précieuse de la ressource de cuivre au profit de toutes les parties prenantes. Oyu Tolgoi devrait produire environ 500 000 tonnes de cuivre 2 par an en moyenne de 2028 à 2036 à partir de la mine à ciel ouvert et souterraine, suffisamment pour produire environ 6 millions de véhicules électriques par an, et une moyenne d’environ 290 000 tonnes sur la durée de vie de la réserve d’environ 30 ans 2 .

Le Premier ministre de Mongolie, Oyun-Erdene, a déclaré : « Je suis fier de célébrer cette étape majeure avec notre partenaire Rio Tinto alors que nous envisageons que la Mongolie devienne l’un des principaux producteurs de cuivre au monde. Le démarrage de la production souterraine à Oyu Tolgoi démontre notre capacité à travailler avec des investisseurs de manière durable et à devenir un partenaire de confiance. La prochaine phase du partenariat permettra de poursuivre la mise en œuvre réussie de la « nouvelle politique de relance » de la Mongolie et de la stratégie de diversification économique Vision 2050. La Mongolie est prête à travailler activement et mutuellement avantageusement avec les investisseurs et partenaires mondiaux.

Le directeur général de Rio Tinto, Jakob Stausholm, a déclaré : « Nous tenons à remercier le gouvernement de la Mongolie pour son engagement en tant que partenaire dans la réalisation de cette étape remarquable. Nous commençons la production souterraine à 1,3 kilomètre sous le lointain désert de Gobi à partir d’un corps minéralisé qui sera essentiel pour la production mondiale de cuivre et le développement économique en cours de la Mongolie. Le cuivre produit dans cette mine de haute technologie de classe mondiale contribuera à fournir l’électrification nécessaire pour un avenir net zéro et à développer l’activité cuivre de Rio Tinto.

Notes aux éditeurs

Oyu Tolgoi est détenue conjointement par Erdenes Oyu Tolgoi LLC au nom du gouvernement de la Mongolie (34 %) et Rio Tinto (66 %).

1 Source : Wood Mackenzie décembre 2022, basé sur la production des projets engagés
2Basé sur l’étude de faisabilité Oyu Tolgoi 2020 (OTFS20). La production moyenne estimée d’environ 500 ktpa de cuivre pour les années 2028-2036 est soutenue à 13 % par les réserves prouvées de minerai et à 87 % par les réserves probables de minerai. La production moyenne estimée d’environ 290 ktpa de cuivre pour la durée de vie estimée des réserves d’environ 30 ans est soutenue à 26 % par des réserves de minerai prouvées et à 74 % par des réserves de minerai probables. Ces objectifs de production sont indiqués en tant que métal récupéré et ont été planifiés à partir de la conception actuelle des mines souterraines et à ciel ouvert d’Oyu Tolgoi par des personnes compétentes conformément aux exigences du Code australasien pour la déclaration des résultats d’exploration, des ressources minérales et des réserves de minerai, 2012 Édition.

Source : RioTinto

Matam : plaidoyer pour l’arrimage des dépenses sociales des entreprises locales aux Plan locaux de développement

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Matam, 9 mars (APS) – L’adjoint au gouverneur de Matam en charge des affaires administratives, Modou Thiam, a plaidé mardi pour l’arrimage des dépenses sociales des entreprises minières installées dans la région aux Plans locaux de développement (PLD), pour mieux prendre en compte les préoccupations des populations surtout pour ce qui concerne l’autonomisation des femmes et l’entreprenariat des jeunes’’.

‘’Sur les dépenses sociales, les entreprises font beaucoup d’efforts. Mais, il ne serait pas mal de les arrimer aux Plans locaux de développement (PLD). Cela pourrait permettre de mieux prendre en charge les préoccupations des populations surtout en ce qui concerne l’autonomisation des femmes et l’entreprenariat des jeunes’’, a-t-il dit.

Thiam prenait part à un atelier de partage des rapports de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) de 2021 et du semestre 2022.

Sur la transformation du phosphate en engrais, il a soutenu que Matam est une région à forte potentialité agricole, ajoutant que ‘’la transformation pourrait booster l’agriculture, créer une industrie locale et de participer à la création d’emplois’’.

‘’C’est une question d’intérêt national, car tous les agriculteurs du pays en ont besoin, mais c’est un sujet purement technique. En tant qu’entreprise évoluant dans la région, nous avons évoqué les conditions qui devraient permettre une transformation du phosphate en engrais’’, a déclaré de son côté Ibrahima Sarr, directeur général de la Société minière de la Vallée (SOMIVA).

Sarr souligne que pour la réalisation de ce type de projet, il faudra que toutes les parties apportent leur contribution, à savoir l’Etat et les collectivités, précisant qu’une ‘’entreprise ne peut prendre toute seule une décision sur un sujet qui concerne la politique industrielle’’.

Il a rappelé qu’au lancement de la SOMIVA, il y avait une étude qui avait mis l’accent sur les conditions de faisabilité de ce projet.

‘’Cette étude s’était intéressée sur la taille du dépôt, le type de phosphate qui existe dans la zone, la taille du marché, l’énergie disponible et la variabilité des prix. Ce qui faisait qu’en terme de choix d’investissement, il fallait des solutions adaptées’’, a dit Ibrahima Sarr.

A noter que la région de Matam abrite des sites d’exploitation du phosphate comme à Ndendory, dans le département de Kanel.

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Côte d’Ivoire : accord avec Masdar pour explorer le développement d’une centrale solaire d’une capacité maximale de 70 MW

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Affichant l’un des taux d’électrification les plus élevés d’Afrique subsaharienne, le défi énergétique actuel de la Côte d’Ivoire, plus que l’accès à l’électricité, c’est d’augmenter la part du renouvelable dans son mix.  

L’émiratie Masdar, l’une des principales entreprises d’énergie propre au monde, a signé le vendredi 10 mars un accord avec le gouvernement ivoirien pour explorer le développement d’une centrale solaire d’une capacité maximale de 70 MW.

L’accord rentre dans le cadre de l’initiative Etihad 7 dirigée par les Émirats arabes unis, qui vise à mobiliser des fonds publics et privés pour investir dans le développement du secteur des énergies renouvelables en Afrique. Jusqu’à 20 GW de capacités devraient être installés pour fournir de l’électricité propre à 100 millions de personnes sur le continent d’ici 2035 dans le cadre de l’initiative.

« Dans le cadre de la nouvelle structure d’actionnariat de Masdar lancée en décembre, nous avons pour objectif de fournir 100 GW d’énergie propre dans le monde d’ici 2030. Compte tenu du développement et de la croissance prévus en Afrique et des faibles niveaux actuels de pénétration des énergies propres, nous voyons un énorme potentiel pour le secteur des énergies renouvelables sur le continent. », a déclaré Mohamed Jameel Al Ramahi, directeur général de Masdar.

En 2021, la Côte d’Ivoire disposait d’une capacité installée de 2 269 MW, dont environ 61 % générés par des centrales thermiques et les 39 % restants générés par des barrages hydroélectriques.

« La Côte d’Ivoire s’est engagée, dans le cadre des accords sur le changement climatique, à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 32 % et à porter la part des énergies renouvelables dans son bouquet énergétique à 45 % d’ici à 2030. L’accord-cadre que nous venons de signer avec Masdar, accompagné d’un premier projet de 50 à 70 MW, contribuera, en complément des autres initiatives que le gouvernement ivoirien entreprend, à la réalisation de cet objectif ambitieux. », a réagi Mamadou Sangafowa Coulibaly, ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie.

Abdoullah Diop

Source : Agence Ecofin

Niger : le Fonds OPEP débloque 25 millions $ pour soutenir le développement de l’énergie solaire

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En Afrique, le Fonds OPEP accompagne de plus en plus le développement des projets d’énergies renouvelables, malgré le fait qu’il maintient toujours ses financements en faveur des énergies fossiles.

Le Fonds OPEP pour le développement international a annoncé le mercredi 8 mars avoir accordé un prêt de 25 millions $ en appui au Projet de développement des centrales solaires et d’amélioration de l’accès à l’électricité au Niger (RANAA).

Le Fonds s’associe ainsi à la Banque africaine de développement, à Power Africa, au Fonds vert pour le climat et au gouvernement du Niger pour un financement total du projet qui s’élève à 167 millions $.

Le projet RANAA a été initié dans le cadre de l’exécution du Plan directeur d’Accès à l’Électricité (PDAE), par le gouvernement du Niger et la Banque Africaine de Développement.

Il vise à développer les infrastructures électriques nigériennes afin d’améliorer l’accès à l’électricité des populations. Le projet comprend plusieurs sous-projets, dont celui d’une centrale solaire de 10 MWc à Dosso. Le prêt du Fonds OPEP financera particulièrement la construction et l’intégration au réseau de cette centrale.

« Notre soutien aidera le Niger à accroître l’accès à une énergie abordable et propre et à améliorer la capacité globale du réseau électrique, ce qui fera une réelle différence dans la vie des gens. Le Fonds OPEP s’est engagé à relever le double défi de l’accès à l’énergie et de l’action climatique et à veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte. », a déclaré le directeur général du Fond OPEP, Dr Abdulhamid Alkhalifa.

Au Niger, 20 % environ de la population a accès à l’électricité, ce qui représente l’un des taux les plus faibles en Afrique subsaharienne avec des disparités importantes entre les zones urbaines et rurales et entre les régions.

Abdoullah Diop

Source : Agence Ecofin

Tanzanie : vers l’officialisation d’une entente entre Shell et Equinor pour l’exploitation du gaz de Lindi

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Fin novembre 2022, le ministre tanzanien de l’Énergie, January Makamba, avait annoncé, pour décembre, la finalisation des pourparlers relatifs à la monétisation des ressources gazières de Lindi.

Les compagnies pétrolières Shell et Equinor sont finalement tombées d’accord avec Dodoma concernant les conditions d’exploitation des ressources gazières de Lindi, dans le sud tanzanien. Dans un tweet posté mardi 7 mars, January Makamba, le ministre de l’Énergie de la Tanzanie, a annoncé la fin des négociations engagées à cet effet, depuis quelques mois.

L’entente entre les parties prenantes devrait être officialisée dans les prochains jours. Le ministre a indiqué que deux contrats sont en cours de rédaction. Le premier serait en lien avec l’accord de gouvernement hôte (HGA) avec Shell et Equinor signé en juin 2022.

On se souvient que certains des blocages des pourparlers concernaient notamment le partage des bénéfices et les conditions fiscales du projet basé sur le HGA. Un ensemble de mesures juridiques avaient été annoncées pour lever ces goulots d’étranglement.

Quant au second contrat, il devrait établir l’accord des partenaires pour l’exploitation des blocs gaziers 1, 2 et 4 à partir desquels du gaz naturel liquéfié (GNL) sera produit. Selon les prévisions, 30 à 40 milliards de dollars seront investis pour atteindre cet objectif, d’ici 2030.

Cet investissement sera pour l’essentiel consacré à la construction d’une installation de liquéfaction de gaz naturel. Des travaux qui à terme devraient favoriser une production d’environ 7,5 millions de tonnes métriques de GNL par an.

Abdel-Latif Boureima

Source : Agence Ecofin

L’Égypte discute d’énergie et d’investissement avec des partenaires asiatiques

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En Égypte, malgré l’inflation galopante et les difficultés économiques, les investissements dans les secteurs des hydrocarbures et de l’énergie restent très importants.

Le président égyptien Abdel Fattah El-Sisi, accompagné de son Premier ministre et d’autres membres du gouvernement, a rencontré le 11 mars le président du China International Energy Group et la délégation de cadres supérieurs du groupe qui l’accompagnait.

Selon le porte-parole de la présidence, le président El-Sisi a affirmé la volonté de l’Égypte de consolider la coopération en matière d’économie et d’investissement avec la Chine et les entreprises chinoises dans divers domaines d’intérêt commun.

Le patron du groupe chinois a affirmé de son côté que, dans le cadre de l’amitié entre les deux pays, le groupe augmentera ses investissements et continuera son expansion en Égypte dans la période à venir. Il a expliqué que le groupe avait l’intention de mettre en place un vaste projet de production d’hydrogène vert, avec des investissements allant de 5 à 8 milliards $, compte tenu du grand potentiel du pays à cet égard.

L’Égypte cherche en effet à devenir un centre régional pour les énergies renouvelables, dans le cadre de sa stratégie de développement durable à l’horizon 2030, en particulier dans le domaine de l’hydrogène vert. Pour se faire, le pays a besoin d’attirer des investissement privés et publics étrangers.

Abdoullah Diop

Source : Agence Ecofin

Nigeria : la production pétrolière continue sur sa lancée

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Depuis septembre 2022, la production de brut du Nigeria qui avait été régulièrement inconstante tout au long de l’année passée, n’a plus baissé.

La production d’or noir au Nigeria a enchainé un nouveau mois de hausse après janvier. C’est ce que révèlent les chiffres publiés, vendredi 10 mars, par la Nigerian Upstream Petroleum Regulatory Commission (NUPRC).

D’après son rapport mensuel sur les performances du secteur pétrolier, la production de brut du Nigeria a atteint un plateau de 1,3 million b/j au terme du mois de février, contre 1,25 million b/j en janvier. Un volume qui aurait rapporté à l’État environ 51,16 milliards de nairas (110 millions de dollars) en prenant en compte le prix de Brent en février qui oscillait autour de 82,3 $ le baril.

Depuis septembre 2022, la production pétrolière du Nigeria a continuellement augmenté. Une embellie régulière attribuée à différentes mesures prises par l’État pour réduire le vol de brut résultant du vandalisme des installations de production.

« On s’attend à ce que ce chiffre continue d’augmenter au fur et à mesure que de nouvelles mesures seront introduites et maintenues pour supprimer toutes les connexions illégales qui favorisent le vol de pétrole brut », a déclaré Gbenga Komolafe, le patron de la NUPRC.

Abdel-Latif Boureima

Source : mining.com