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Burkina Faso : B2Gold vend ses redevances minières sur des gisements d’or

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B2Gold a vendu il y a quelques années deux actifs aurifères à l’australien West African Resources, y compris la future mine d’or Kiaka. La compagnie canadienne avait néanmoins conservé jusque-là des redevances minières sur les actifs.

La société de redevances minières Sandbox Royalties va acquérir des redevances détenues par B2Gold au Burkina Faso. C’est l’annonce faite le 7 juin par la compagnie minière canadienne qui précise qu’il s’agit de deux projets aurifères détenus par West African Resources.

Dans le détail, B2Gold cède une redevance de 2,7 % sur les revenus nets de fonderie de la mine d’or en construction Kiaka. Une fois en production d’ici 2025, cette dernière devrait livrer plus de 100 tonnes d’or en 18,5 ans. Une seconde redevance de 2,7 % sur les revenus nets de fonderie est également prévue pour le gisement d’or de Toega, satellite à la mine d’or Sanbrado et hébergeant plus d’un million d’onces.

Notons que d’autres redevances sur des projets d’or et de cuivre situés en Colombie et au Nicaragua sont également incluses dans l’accord. En contrepartie de la vente de ces différentes redevances, B2Gold obtiendra environ 33 % d’intérêts dans Sandbox, renommée Versamet Royalties Corporation dans le cadre de la transaction. La participation de 33 % de B2Gold dans la société est évaluée à 90 millions de dollars, précise le communiqué.

« Ce partenariat stratégique offre à B2Gold une opportunité intéressante de débloquer la valeur de nos redevances qui n’ont pas été reconnue par le marché et ne constituaient pas une partie essentielle de notre activité », explique Clive Johnson, PDG de la compagnie.

Pour rappel, B2Gold ne possède pas de mines au Burkina Faso. La compagnie est active en Afrique sur les mines d’or Fekola (Mali) et Otjikoto (Namibie).

Source : Agence Ecofin

Guinée : nouvelle raffinerie de bauxite en projet

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La Guinée est le 2ème producteur mondial de bauxite, mais ne dispose que d’une raffinerie pour transformer le minerai. Pour accroitre la valeur créée localement, les autorités insistent depuis des mois pour que les producteurs développent des raffineries.

La Guinée aurait signé un accord contraignant pour la construction d’une raffinerie de bauxite, selon deux sources du ministère des Mines citées par Reuters, qui évoque une filiale d’Emirates Global Aluminium (qui a exporté environ 14 millions de tonnes de bauxite guinéenne en 2022), ainsi qu’Aluminium Corporation of China (Chinalco) comme partenaires du projet.

L’usine, dont le coût est estimé à environ 4 milliards USD, présentera une capacité de 2 millions de tonnes par an, et livrera annuellement 1,2 million de tonnes d’alumine. Elle devrait entrer en service d’ici septembre 2026.

Ce projet répond à l’insistance du gouvernement guinéen, qui appelle depuis 2021 les producteurs de bauxite actifs sur son territoire, à transformer localement le minerai d’aluminium. Pour l’instant, une seule usine y est en activité, la raffinerie Friguia du géant russe de l’aluminium Rusal.

Au cours des derniers mois, les négociations se sont intensifiées, avec l’annonce en mars 2024 d’un projet similaire par Alteo Refinery Guinea. De nouveaux chantiers d’usine pourraient être annoncés prochainement.

Cependant, différents challenges restent à relever pour garantir le fonctionnement et la viabilité économique de ces projets. Le plus évident reste l’accès à l’énergie, dans un pays où seulement 46,8% de la population avait accès à l’électricité en 2021, selon les dernières données de la Banque mondiale.

Si la Guinée arrive à impulser une véritable industrialisation dans les mines, le pays devrait accroitre la contribution de ce secteur à l’économie. Pour rappel, le secteur minier représente plus de 90% des exportations et 21% du PIB guinéen à fin 2021, selon le FMI.

Source : Agence Ecofin

Le Ghana veut construire une raffinerie de manganèse à 450 millions $

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Le Ghana est le 4ème exportateur mondial de bauxite, avec environ 4 millions de tonnes expédiées en 2022. Le minerai est néanmoins exporté brut, ce qui prive le pays d’une partie des revenus liés à la transformation.

Le Ghana lancera en août 2024 les travaux de construction de sa 1ère raffinerie de manganèse. C’est l’annonce faite cette semaine par le ministre des Terres et des Ressources naturelles, Samuel A. Jinapor, qui précise que ce projet à 450 millions USD sera piloté par le chinois Ningxia Tianyuan Manganese Industry.

Le groupe chinois est en effet la maison mère de la Ghana Manganese Company, qui exploite la seule mine de manganèse du Ghana. 4ème exportateur mondial, le pays s’efforce depuis quelques années d’accroitre la valeur générée par ce secteur grâce à la transformation locale de sa production estimée à plus de 3 millions de tonnes par an.

« Pour nous assurer que les Ghanéens […] bénéficient pleinement de ces ressources, nous mettons en place des mesures pour promouvoir l’enrichissement et la valeur ajoutée, ainsi que le contenu et la participation locals dans le secteur », a déclaré le ministre, à l’ouverture de la West African Mining & Power Expo à Accra le mercredi 5 juin.

D’autres initiatives de transformation locale sont également prévues dans le pays, comme un projet de raffinerie de bauxite et la construction d’une raffinerie d’or d’une capacité de 400 kg. Si le Ghana exporte de la bauxite et du manganèse, il faut en effet rappeler que l’or est son 1er produit d’exportation, avec plus de 7 milliards USD de revenus en 2023.

Source : Agence Ecofin

Le Ghana veut produire 128 tonnes d’or en 2024 (Chambre des Mines)

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Premier producteur africain d’or, le Ghana a exporté pour 7,6 milliards de dollars d’or en 2023. Cette hausse de 15 % des revenus d’exportations a été rendue possible grâce à la hausse de la production, et le pays veut poursuivre sur cette voie en 2024.

La production d’or du Ghana a atteint 4 millions d’onces (113,4 tonnes) en 2023, soit une hausse de 8 % en glissement annuel. C’est l’annonce faite le 7 juin par la Chambre des Mines, ajoutant que l’objectif pour 2024 se situe plus haut, entre 4,3 et 4,5 millions d’onces (127,57 tonnes).

Ces informations ont été données par le président de la Chambre Michael Edem Akafia (photo), au cours de la 96ème assemblée générale de l’institution à Accra. Selon les détails relayés par les médias locaux, la production industrielle d’or a chuté de 4,9 % pour s’établir à 2,9 millions d’onces en 2023. Elle devrait remonter cette année, portée notamment par la mise en service prévue de la mine d’or Namdini d’ici la fin de l’année.

Actuellement en construction par le chinois Shandong Gold, elle peut livrer 5 millions d’onces en 15 ans. Il faut souligner que la production d’or artisanale et à petite échelle est très importante au Ghana. Elle a augmenté de 70,6 % l’année dernière pour atteindre 1,1 million d’onces, compensant la baisse de la production industrielle.

Pour rappel, le Ghana est le premier producteur africain d’or devant l’Afrique du Sud. Le pays a exporté 128 tonnes d’or pour des revenus de 7,6 milliards de dollars d’or en 2023, selon les données de sa Banque centrale. Plusieurs compagnies exploitent l’or au Ghana, parmi lesquelles l’américain Newmont, les canadien Galiano Gold et Asante Gold, l’australien Perseus Mining ou encore la compagnie originaire d’Afrique du Sud AngloGold Ashanti.

Emiliano Tossou

Source : Agence Ecofin

Les ETF mondiaux sur l’or ont enregistré leurs premiers afflux en un an en mai, selon le WGC

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Les fonds négociés en bourse (ETF) sur l’or mondiaux adossés à des supports physiques ont attiré leurs premiers afflux en mai après un an, grâce à l’ajout de titres par des fonds cotés en Europe et en Asie, a déclaré jeudi le World Gold Council (WGC).

La demande de valeurs refuges, alimentée par l’incertitude géopolitique et économique, ainsi que par les achats persistants des banques centrales ont contribué à une remontée de l’or de mars à mai, portant les prix au comptant à un niveau record de 2 449,89 dollars l’once le 20 mai.

Les ETF sur l’or, qui stockent des lingots pour les investisseurs et constituent une catégorie majeure de demande d’investissement pour le métal précieux, ont enregistré un afflux de 8,2 tonnes, soit 529 millions de dollars, en mai, a déclaré le WGC, un organisme industriel dont les membres sont des sociétés minières d’or mondiales. dans une note de recherche.

La hausse des prix de l’or et les entrées de capitaux ont fait grimper le total des actifs sous gestion de 2 % à 234 milliards de dollars, le plus élevé depuis avril 2022, ajoute le rapport.

Leurs réserves collectives ont rebondi à 3 088 tonnes en mai, mais restent inférieures de 8,2 % à la moyenne de 2023.

Les ETF sur l’or ont connu trois années consécutives de sorties de capitaux, avec une baisse de 244,4 tonnes en 2023 dans un contexte de taux d’intérêt mondiaux élevés.

(Par Polina Devitt ; édité par Sriraj Kalluvila)

Source : mining.com

L’ouverture de nouvelles mines stimule la production d’or de la Côte d’Ivoire en 2023

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La production d’or de la Côte d’Ivoire a atteint un niveau record en 2023, aidée par l’ouverture de nouvelles mines, et continuera de croître, a déclaré jeudi le ministre des mines, Mamadou Sangafowa Coulibaly.

La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, cherche à développer son secteur minier longtemps négligé pour diversifier ses sources de revenus.

La production d’or est en hausse constante depuis plusieurs années et devrait atteindre 56 tonnes cette année, a déclaré Coulibaly aux journalistes lors d’une conférence de presse.

L’année dernière, elle est passée à 51 tonnes, soit une hausse de plus de 6 % par rapport aux 48 tonnes de 2022.

Les sociétés minières opérant en Côte d’Ivoire comprennent Barrick Gold, Endeavour et Perseus Mining.

En septembre, la société canadienne Roxgold a ouvert sa mine d’or dans la région du nord-ouest, avec pour objectif de produire environ 130 000 onces d’or par an.

Barrick Gold a déclaré en juillet que sa mine de Tongon, dont la production devrait dépasser 200 000 onces d’or en 2023, continuerait à fonctionner au moins jusqu’en 2030 après la découverte importante de nouveaux gisements.

Lors de la réunion avec les journalistes, Coulibaly a également déclaré que deux unités de production d’électricité d’une capacité de 488 MW avaient été fermées, obligeant le pays à réduire ses exportations d’électricité vers les pays voisins.

La capacité électrique totale de la Côte d’Ivoire est actuellement de 2 907 MW, a-t-il indiqué, ajoutant que d’ici 2030 le pays deviendra un exportateur net de pétrole, sans fournir de chiffres.

(Par Loucoumane Coulibaly ; édité par Anait Miridzhanian et David Evans)

Source : mining.com

La réglementation gouvernementale désignée comme la principale menace à laquelle est confrontée l’industrie minière de la Colombie-Britannique (rapport)

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Les opportunités et les menaces auxquelles est confronté le secteur minier en plein essor de la Colombie-Britannique sont révélées dans un nouveau rapport de PWC, alors que la province « se prépare à devenir l’un des fournisseurs de métaux critiques les plus fiables et les plus durables au Canada et dans le monde ».

Les métaux critiques sont un moteur économique clé pour la province , représentant 26 % des revenus totaux – 3,8 milliards de dollars canadiens (2,78 milliards de dollars), selon le BC Mine Report 2023 de PWC, l’exploration et le développement étant le moteur de la croissance du secteur, contribuant le plus significativement à la croissance du secteur. Augmentation de 24 % des dépenses d’investissement sur un an.  

Il y a 17 mines de minéraux critiques proposées en développement dans la province – 10 mines de métaux, sept mines de charbon sidérurgique et deux fonderies.

Les mines de minéraux critiques proposées représentent un investissement à court terme de 36 milliards de dollars canadiens, 300 000 années-personnes d’emploi et 11 milliards de dollars canadiens de recettes fiscales, selon une analyse indépendante de l’impact économique menée pour le compte de la Mining Association of British Columbia (MABC) au début de cette année. l’impact économique à long terme de l’exploitation de ces mines sur plusieurs décennies pourrait s’élever à près de 800 milliards de dollars canadiens (599 milliards de dollars).

« Maintenant qu’une grande partie du monde a commencé à reconnaître la nécessité de réduire les émissions de carbone, la Colombie-Britannique est en passe de devenir l’un des fournisseurs de minéraux essentiels les plus fiables et les moins émetteurs de carbone », a déclaré PWC.

«Pendant des années, l’industrie minière de la Colombie-Britannique a choisi de faire profil bas, même si elle a discrètement pris les devants sur de nombreuses questions environnementales», peut-on lire dans le rapport.

« Les mineurs de la province, par exemple, ont compris l’importance d’obtenir l’approbation sociale des communautés dans lesquelles ils opèrent bien avant que les préoccupations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) ne deviennent courantes. »

L’industrie minière de la Colombie-Britannique a travaillé avec la province pour mettre en place les investissements et les politiques nécessaires, et PWC a déclaré que des progrès avaient été réalisés « sur plusieurs fronts ».

Au cours de la dernière année, le gouvernement provincial a délivré des certificats et des permis pour faire avancer plusieurs projets miniers. Elle a également récemment dévoilé une stratégie pour les minéraux critiques , qui comprend la création du Bureau d’avancement des projets de minéraux critiques pour accélérer les processus d’examen et d’approbation des nouvelles mines.

Forces de régulation

Cependant, les acteurs du secteur se montrent prudents à l’égard des forces réglementaires et économiques, classant respectivement la réglementation gouvernementale, le coût du capital et l’inflation comme les trois principales menaces pour les 12 prochains mois, a prévenu PWC.

Le processus nécessaire aux sociétés minières pour acquérir les permis nécessaires pour construire et exploiter leurs sites reste trop long », a souligné PWC.

« Les gouvernements provincial et fédéral semblent comprendre cet impératif. Ottawa s’est engagé à réduire considérablement les délais d’attente, et le gouvernement de la Colombie-Britannique investit davantage d’argent pour soutenir le processus d’autorisation », a noté la société.

« Toutefois, la nécessité de rendre les mines opérationnelles ne peut être surestimée. Partout dans le monde, d’autres régions qui possèdent d’importants gisements de minéraux critiques tentent d’attirer des capitaux étrangers pour développer leurs propres projets », a déclaré PWC.

« La Colombie-Britannique, ainsi que l’Ontario et le Québec, doivent gagner cette course mondiale aux capitaux, en partie en prouvant qu’ils peuvent commercialiser leurs mines et minéraux en temps opportun. »

Source : mining.com

Les niveaux de l’offre et de la demande ne justifient pas le rallye du cuivre (Trafigura)

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Sur une tendance haussière depuis plusieurs mois, le cuivre a établi en mai 2024 un nouveau record historique à plus de 11 000 dollars la tonne, dépassant les prévisions de plusieurs analystes. Pour Trafigura, les raisons du rallye actuel vont au-delà des fondamentaux du marché.

Trafigura, l’un des principaux négociants de matières premières au monde, a déclaré que la récente flambée des prix du cuivre à un niveau record n’était pas justifiée par les fondamentaux de l’offre et de la demande. Selon les analystes de l’entreprise, cités par Bloomberg, la hausse des cours du métal rouge serait davantage due à des « flux d’investissement ».

Dans son rapport semestriel publié jeudi 6 juin consulté par Agence Ecofin, la société (qui prédisait déjà en 2021 que le cuivre pourrait atteindre 15 000 $ la tonne), a analysé la dynamique récente du prix du cuivre, relevant des similitudes avec le pétrole. Elle indique notamment que « des stocks bas et une croissance de la demande relativement robuste ne se sont pas traduits par des prix plus élevés » fin 2023. La donne a « brusquement changé » au cours des premiers mois de 2024, en raison de la perspective de réduction des taux directeurs par la Réserve fédérale américaine et l’augmentation des flux d’investissement qu’elle a induit.

« Les prix des métaux non ferreux ont augmenté bien plus que ce que les fondamentaux du marché physique au comptant pourraient indiquer ou justifier, en particulier pour le cuivre […] », peut-on lire dans le rapport.

Il faut noter qu’avant Trafigura, plusieurs analystes ont alerté sur les activités spéculatives qui pourraient jouer un rôle important dans la flambée du cours du cuivre. Reuters évoque le rôle de la spéculation dans les prix actuels dans une récente note, alors que des spécialistes du marché ont indiqué que les prix du cuivre pourraient être surévalués, notamment en raison d’une demande encore modérée en Chine (premier consommateur), où les stocks seraient encore élevés.

Après avoir établi son record à plus de 11 000 dollars, le cuivre a depuis baissé à environ 10 000 dollars la tonne. Si les craintes concernant une possible correction à court terme des prix du cuivre sont réelles, il faut rappeler comme l’indiquait Agence Ecofin en mars dernier que la hausse des prix du cuivre à moyen et long terme fait toujours consensus auprès des analystes. 

Source : Agence Ecofin

Le secteur pétrolier ougandais veut s’inspirer du Nigeria pour le développement du contenu local

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Leader de la production pétrolière et gazière en Afrique, le Nigeria est régulièrement cité en modèle pour la mise en œuvre pertinente qu’il fait en matière de valorisation du Contenu local.

La presse locale du Nigeria a rapporté jeudi 6 juin, qu’une délégation de l’Uganda National Oil Company (UNOC), la société pétrolière de l’Ouganda, est en visite dans le pays où elle a rencontré des membres du Nigerian Content Development and Monitoring Board (NCDMB), l’organisme public en charge du développement du contenu local dans l’industrie pétrogazière nigériane.

La visite a pour objectif de tirer parti de l’expérience du Nigeria en matière de développement du contenu local en explorant simultanément les possibilités d’une « collaboration » avec le secteur du pétrole et du gaz de l’Ouganda alors que celui-ci se prépare activement à l’exploitation des ressources en hydrocarbures identifiées notamment dans la région du lac Albert.

À cet effet, les représentants de l’UNOC ont visité des parcs pétroliers et gaziers créés sous l’égide du NCDMB dans le cadre de son programme Nigeria Oil and Gas Park Scheme (NOGaPS) établi afin de faciliter la fabrication locale d’équipements liés à l’industrie pétrolière et gazière.

Par ailleurs, la délégation de l’UNOC a reçu une présentation des aspects clés des activités de l’organisme afin de se familiariser avec la stratégie déployée pour minimiser la fuite des capitaux tout en s’assurant que les équipements et accessoires utiles pour l’exploitation pétrolière sont effectivement produits localement.

Dans l’ensemble, cette visite au NCDMB offre potentiellement à l’UNOC l’opportunité de mettre en œuvre des mesures pour éviter la malédiction des ressources pétrolières. Le Nigeria par exemple, fait face encore à des défis associés notamment à la corruption, la mauvaise gestion de la rente pétrolière ou encore la dégradation de l’environnement, entre autres.

Abdel-Latif Boureima

Source : Agence Ecofin

Les banques centrales multiplient par 10 leurs achats nets d’or en un mois

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Le prix de l’or a battu plusieurs records cette année, atteignant en mai un pic à plus de 2 400 dollars l’once. Cette hausse est liée en partie aux achats massifs de plusieurs banques centrales à travers le monde.

Les achats nets des banques centrales ont atteint 33 tonnes en avril, contre 3 tonnes en mars. C’est ce que rapporte le World Gold Council dans une note publiée le 4 juin, dans laquelle l’institution précise que la banque centrale de Turquie a été le plus gros acheteur sur la période avec une hausse de 8 tonnes de ses réserves officielles.

Parmi les autres principaux acheteurs, on retrouve également les banques centrales du Kazakhstan, de l’Inde, de la Pologne, de la Russie et l’Autorité monétaire de Singapour.

Ces achats importants s’inscrivent dans une tendance en cours depuis 2022, année au cours de laquelle les banques centrales ont dépassé 1 100 tonnes, soit un niveau jamais depuis 1867. Ces achats des banques centrales sont même considérés comme l’un des moteurs de la hausse du prix de l’or ces derniers mois. Le métal jaune est en effet passé d’environ 2 000 dollars l’once en décembre 2023 à un pic à plus de 2 400 l’once vers la fin mai 2024.

« Malgré le ralentissement observé en mars, la reprise préliminaire des achats nets en avril pourrait suggérer que les banques centrales ont jusqu’à présent résisté à la hausse du prix de l’or et qu’elles poursuivent leurs plans d’achat stratégiques », explique Krishan Gopaul, analyste auprès du World Gold Council.

Il faut souligner que les banques centrales africaines ne sont pas historiquement actives sur le marché international de l’or. Ces dernières années cependant, certaines d’entre elles ont multiplié les achats sur le marché domestique, particulièrement dans les pays producteurs d’or. C’est le cas du Ghana qui a lancé un programme d’achat d’or auprès des mineurs artisanaux ou du Zimbabwe qui a instauré un système de paiement des redevances minières en lingots d’or. L’objectif est de constituer des réserves stratégiques destinées à soutenir notamment la politique monétaire dans ces pays.

Emiliano Tossou

Source : Agence Ecofin