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SOMISEN

Libérer le potentiel de la Mauritanie grâce à l’exploitation minière

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(BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT) – La Mauritanie vit actuellement une période passionnante. Ce pays qui relie l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique du Nord est en train de transformer son économie grâce à l’exploitation minière, à l’hydrogène vert et au gaz naturel. Lors de la campagne pour l’élection présidentielle, qui s’est tenue le 29 juin 2024, le président Mohamed Ould El-Ghazouani a annoncé qu’il développerait l’industrie minière s’il était réélu.

Voici le point de vue de la Banque africaine de développement sur ce secteur et ce qu’il signifie pour l’économie mauritanienne.

Des débuts prometteurs

La Mauritanie est un trésor de richesses minières inexploitées. Avec plusieurs milliards de tonnes de gisements de minerai de fer, le pays est le deuxième plus grand producteur de cet important minerai en Afrique. Rien qu’en 2022, la Mauritanie a produit treize millions de tonnes de minerai de fer, grâce à des réformes proactives et à des politiques minières attrayantes, selon les données de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives. Et devinez quoi ? Les sources minières indiquent qu’elles sont en bonne voie pour doubler cette production d’ici 2030.

Quelle est l’importance de l’exploitation minière dans l’économie mauritanienne ?

Selon les Perspectives économiques en Afrique 2024 de la Banque africaine de développement, l’avenir économique de la Mauritanie s’annonce prometteur, avec une croissance du PIB réel estimée à 4,2 % en 2024 et à 5,5 % en 2025 — ce qui est supérieur aux prévisions de croissance tant africaine que mondiale. Cette croissance supérieure à la moyenne est en grande partie attribuable aux activités du secteur minier.

L’année dernière, en 2023, ce secteur a fait les gros titres. La production de la société minière aurifère Tasiast Mauritanie Limited S.A. a grimpé à 620,8 milliers d’onces, et la Société nationale industrielle et minière (SNIM) a atteint un nouveau niveau record de production de 14,01 millions de tonnes de minerai de fer. Ces chiffres montrent que les industries extractives ne sont pas seulement des piliers de l’économie nationale, mais les moteurs de croissance les plus dynamiques.

Dans l’ensemble, la contribution du secteur minier au PIB de la Mauritanie est passée de 18 % en 2021 à 24 % en 2022. Cette croissance a été tirée par l’augmentation de l’extraction des minerais métalliques, notamment de l’or. Le secteur a également augmenté le budget national, contribuant à environ 30 % des recettes en 2022. La SNIM a ouvert la voie, suivie par Tasiast Mauritanie Limited S.A. et Mauritanian Copper Mines.

Évolutions du secteur et projets d’avenir

À l’échelle mondiale, le paysage de la production d’acier évolue, avec un passage à des processus moins intensifs en carbone et plus efficaces. Cela se traduit par une demande accrue de minerais et de boulettes DRI de haute qualité, qui nécessitent moins d’énergie et produisent moins de déchets. La Mauritanie, et en particulier la SNIM, est prête à tirer parti de cette tendance.

Au cours de la prochaine décennie, la Mauritanie prévoit de doubler sa capacité de production de minerai de fer pour la porter à plus de 45 millions de tonnes par an. Cet objectif ambitieux nécessite d’importants investissements dans l’infrastructure et la logistique. L’accent est mis sur la production de minerai de fer de haute qualité et sur le développement de boulettes de minerai de fer, afin de s’aligner sur l’évolution mondiale vers des processus de fabrication d’acier plus propres.

Les plans à moyen et à long terme nécessitent également des progrès de la chaîne de valeur vers la production d’acier vert, en commençant par les boulettes d’acier. Cependant, l’électricité est l’épine dorsale de ces ambitions industrielles et, parallèlement, la Mauritanie lorgne également le marché de l’hydrogène vert, avec l’ambition de devenir un pôle de production de cette source d’énergie propre. La synergie entre l’exploitation minière, l’hydrogène vert et le développement des gisements de gaz nécessitera des infrastructures importantes, qui profiteront non seulement au secteur minier, mais aussi à l’ensemble de l’économie.

Le rôle de la Banque africaine de développement

La Banque africaine de développement a été un partenaire clé dans le parcours de la Mauritanie. Elle a investi massivement dans l’infrastructure de la SNIM, notamment en accordant un prêt de 46,9 millions de dollars pour élargir le chenal d’accès au port minéralier de Nouadhibou. Cela a stimulé les exportations de fer et contribué à augmenter les recettes fiscales de l’État. La Banque contribue également à relever le défi énergétique grâce à des initiatives telles que le projet Desert-to-Power, qui promeut l’énergie solaire et l’amélioration de l’accès à l’électricité. Le soutien financier de la Banque va de pair avec un engagement fort en faveur du respect des normes environnementales et sociales par le pays. Cela permet de s’assurer que les bénéfices de l’exploitation minière sont partagés largement et durablement.

L’hydrogène vert est une autre frontière passionnante. La Banque fournit une assistance technique pour développer des plans sur l’hydrogène et attirer des investissements du secteur privé. Cette démarche s’inscrit parfaitement dans l’objectif de la Mauritanie de produire de l’acier vert, ajoutant ainsi de la valeur à son secteur minier.

Lors d’une visite dans le pays en 2022 le président de la Banque, M. Akinwumi Adesina, a passé en revue avec les dirigeants mauritaniens, la coopération globale entre les deux parties. Ils se sont concentrés sur le renforcement de l’intégration des chaînes de valeur agricoles, le soutien aux jeunes entrepreneurs, le renforcement de la gestion des finances publiques, la garantie de la sécurité de l’eau face au changement climatique en plus du renforcement des capacités de production et de transformation du minerai de fer afin d’augmenter la valeur ajoutée des biens exportables.

L’hydrogène vert : l’élément qui change la donne

En ce qui concerne l’hydrogène vert, la Mauritanie fait preuve d’audace. Le projet Aman, d’une valeur de 40 milliards de dollars, vise à produire 1,7 million de tonnes d’hydrogène vert et 10 millions de tonnes d’ammoniac vert par an. À lui seul, ce projet pourrait accroître le PIB de la Mauritanie de 50 à 60 % d’ici 2035.

Le projet Nour, une autre initiative dans le domaine de l’hydrogène vert, pourrait devenir l’un des plus importants au monde d’ici 2030. Parallèlement, la SNIM et ArcelorMittal explorent la production conjointe d’acier vert, ce qui positionnerait la Mauritanie comme un leader de la production d’acier durable.

Au-delà de l’exploitation minière : autres projets liés à l’industrie extractive

Les réserves de gaz naturel de la Mauritanie sont également impressionnantes. Le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim devrait démarrer sa production d’ici la fin de l’année 2024, suivi de près par le gisement gazier de Banda BirAllah. L’exploitation de l’uranium est également en vue, avec le lancement du projet Tiris prévu pour 2026.

Maîtriser les risques et les défis

La transparence est la clé du succès de la Mauritanie. La participation de la SNIM à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives démontre que les bénéfices de l’exploitation minière sont partagés équitablement. Le Groupe de la Banque africaine de développement aide la Mauritanie à relever les défis du développement, de la conformité environnementale au renforcement du capital humain et au développement des compétences.

La sécurité dans la région instable du Sahel est cruciale pour une croissance durable. La Mauritanie est parvenue à rester stable, un facteur essentiel pour attirer les investissements et favoriser une croissance inclusive.

Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. La forte dépendance à l’égard des exportations minières rend l’économie vulnérable aux fluctuations des cours mondiaux, ce qui souligne la nécessité de diversifier également l’économie. Les bénéfices du développement du secteur minier devront être réinvestis dans l’économie nationale, dans les secteurs sociaux et dans les infrastructures, ce qui sera le sujet d’un autre blog.

Conclusion : un avenir radieux en perspective

Forte de ses riches ressources naturelles et de ses investissements stratégiques, la Mauritanie est prête à faire un bond en avant. Avec des politiques adéquates et une bonne gouvernance, la Mauritanie peut opérer une véritable transformation, en exploitant ses richesses naturelles pour construire un avenir prospère et durable.

Malinne Blomberg

Mme Malinne Blomberg est directrice générale adjointe pour l’Afrique du Nord du Groupe de la Banque africaine de développement et cheffe du bureau pays pour la Tunisie, en plus de ses fonctions actuelles de cheffe de bureau pays pour la Libye et la Mauritanie.

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Source : Agence Ecofin

Sovereign se rapproche des investisseurs américains pour son projet de graphite au Malawi

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Propriétaire du projet de rutile et de graphite Kasiya au Malawi, Sovereign Metals est une société cotée sur l’ASX, le principal marché boursier australien. Avec son inscription sur l’un des plus importants marchés de gré à gré américains, Sovereign veut élargir sa base d’investisseurs potentiels.

L’australien Sovereign Metals a annoncé le 8 juillet son inscription sur l’OTCQX, un des plus importants marchés américains de gré à gré. Depuis le 5 juillet, la compagnie active sur le projet de graphite et de rutile Kasiya au Malawi peut accéder à une base d’investisseurs potentiels beaucoup plus large que sur son précédent marché de négociation l’OTC Pink.

L’intérêt de Sovereign pour les États-Unis n’a rien d’anodin, au moment où le pays d’Amérique du Nord veut diversifier ses sources d’approvisionnement pour le graphite. Selon S&P Global, les États-Unis ont réalisé l’année dernière 42 % de leur approvisionnement en graphite naturel depuis la Chine, pays contre lequel Washington est en guerre commerciale plus ou moins ouverte. Comme plusieurs projets africains de graphite, Kasiya constitue l’une des alternatives dans la réduction de la dépendance à la Chine.

Pour rappel, le projet Kasiya peut livrer 244 000 tonnes de graphite et 220 000 tonnes de rutile par an sur 25 ans. Un investissement de 800 millions de dollars est nécessaire pour concrétiser ce potentiel.

Source : Agence Ecofin

RDC : les exportations de diamants en baisse de 40 % en 2023 (Kimberley Process)

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En RDC, la production de diamants est sur une tendance baissière depuis cinq ans, notamment à cause des difficultés des compagnies actives dans l’exploitation industrielle. En 2023, le pays a même perdu son statut de deuxième producteur africain en volume au profit de l’Angola.

En 2023, la RDC a exporté 8,30 millions de carats de diamants pour une valeur de 86,52 millions de dollars. C’est du moins ce que rapporte le Processus de Kimberley (KP) dans son rapport 2023 publié le mois dernier, révélant une baisse de 40 % en glissement annuel de la valeur des exportations.

La baisse des exportations est principalement attribuable à une baisse de la production minière qui a totalisé 8,34 millions de carats l’année dernière contre 10,78 millions de carats en 2022. En cause notamment, les difficultés des deux principaux producteurs industriels du pays, la société d’État MIBA et la coentreprise sino-congolaise SACIM.

La production est d’ailleurs sur une pente descendante depuis cinq ans, à l’exception d’une légère hausse en 2021. En 2023, la RDC est même passée derrière l’Angola dans le classement des plus gros producteurs africains en volume, et pointe désormais à la 3ème place continentale.

Pour rappel, les exportations congolaises de diamants ont pour principales destinations les Émirats arabes unis avec 4,37 millions de carats et la Belgique avec 3,31 millions de carats, selon les statistiques officielles pour l’année 2023.

Emiliano Tossou

Source : Agence Ecofin

Nigeria : 4 milliards $ d’investissements annoncés pour le secteur minier

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Le Nigeria dispose de ressources minérales évaluées à 700 milliards de dollars, mais la contribution du secteur minier reste inférieure à 1 %. Des efforts sont donc en cours du côté du gouvernement pour mettre en place les conditions favorables à l’investissement minier dans le pays.

Le groupe Nigeria Backbone Infrastructure Limited (NBIL) prévoit de consacrer 4 milliards de dollars au secteur minier nigérian dans les années à venir. C’est l’annonce faite la semaine écoulée par son directeur général Henry Owonka qui précise que ce financement sera utilisé pour l’exploration et la collecte de données.

Selon les détails relayés par plusieurs médias locaux, NBIL veut investir 172 milliards de dollars sur 22 ans dans différents secteurs, allant de l’énergie à l’agriculture en passant par les transports. Concernant la mobilisation des fonds, la société nigériane veut développer des coentreprises impliquant non seulement des investisseurs nationaux et internationaux, mais aussi le gouvernement.

Si les contours de cette mobilisation de fonds ne sont pas clairement définis, l’annonce vient appuyer les efforts consentis depuis quelques mois par l’administration Tinubu pour développer le secteur minier. Alors que le Nigeria déclare héberger 44 différents minéraux, dont certains essentiels à la transition énergétique comme le lithium et le nickel, les données d’exploration sont encore insuffisantes et le gouvernement s’efforce donc d’améliorer la collecte de données géologiques.

« Les données sont un facteur crucial pour les investissements étrangers. Nous nous efforçons d’augmenter de manière significative le financement de l’exploration afin de générer les données nécessaires qui attireront les principaux acteurs internationaux et positionneront le Nigeria comme une destination minière mondiale », explique Dele Alake (photo), ministre des Minéraux solides.

Pour rappel, les ressources minérales du Nigeria sont évaluées à 700 milliards de dollars et leur exploitation peut véritablement transformer le secteur minier, dont la contribution au PIB reste inférieure à 1 %. Cela contribuerait à réduire la dépendance du pays au pétrole, son principal produit d’exportation.

Emiliano Tossou

Source : Agence Ecofin

Cuivre : 186 925 tonnes livrées par la plus grande mine de RDC en six mois

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Exploité par le canadien Ivanhoe Mines, le complexe Kamoa-Kakula est la plus grande mine de cuivre de RDC et d’Afrique. Elle devrait livrer entre 440 000 et 490 000 tonnes de concentré en 2024, contre 393 551 tonnes en 2023.

En RDC, Ivanhoe Mines a publié le 8 juillet son bilan de production pour le deuxième trimestre 2024. Son complexe Kamoa-Kakula, plus grande mine de cuivre du pays, a livré 100 812 tonnes de concentré de cuivre, portant le total du premier semestre 2024 à 186 925 tonnes.

Il faut noter que la performance des six premiers mois de l’année est en baisse de 5 % en glissement annuel. La seconde moitié de l’année devrait en revanche être caractérisée par une hausse significative de la production de cuivre, grâce à la mise en service le mois dernier d’un nouveau concentrateur à Kamoa-Kakula. Avec cette troisième usine de traitement, le complexe dispose désormais d’une capacité de production de plus de 600 000 tonnes de concentré de cuivre par an.

Pour rappel, Ivanhoe Mines prévoit produire entre 440 000 et 490 000 tonnes de concentré à Kamoa-Kakula en 2024, contre 393 551 tonnes en 2023. La compagnie canadienne détient 39,6 % d’intérêts dans le complexe, la même participation que son partenaire chinois Zijin Mining, tandis que le gouvernement congolais contrôle Kamoa-Kakula à hauteur de 20 %.

Source : Agence Ecofin

Me Ngagne Demba TOURE, Directeur Général de la SOMISEN S.A, à Paris pour participer au Mining On Top Africa (MOTA)

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Me Ngagne Demba TOURE, Directeur Général de la SOMISEN S.A, est actuellement à Paris pour participer au au Septième Sommet du Mining On Top Africa (MOTA).

Cet événement international verra la participation de +300 participants, de +51 intervenants, +26 exposants et de +21 pays; ce qui permettra de découvrir les initiatives les plus dynamiques à venir dans le domaine extractif Africain.
MOTA est aussi une opportunité de forger des partenariats stratégiques et de contribuer au dialogue qui façonne l’avenir de l’exploitation minière en Afrique.

 

Chronique : La hausse des stocks de cuivre n’apporte que peu de soulagement aux shorts CME

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Les stocks de cuivre enregistrés sur les trois grandes bourses mondiales ont dépassé les 500 000 tonnes pour la première fois depuis août 2021.

Les stocks du London Metal Exchange (LME) ont bondi de 56 850 tonnes jusqu’à présent ce mois-ci et, à 172 850 tonnes, il s’agit du niveau le plus élevé depuis décembre de l’année dernière.

Au moins une partie de l’afflux récent provient de Chine, où les fonderies ont profité de la hausse du prix du cuivre au LME pour atteindre un niveau nominal record de 11 104,50 dollars la tonne en mai.

La Chine peut se permettre d’expédier certaines unités. Les stocks du Shanghai Futures Exchange (ShFE) s’élèvent actuellement à 322 910 tonnes, soit une légère baisse par rapport au sommet de près de 337 000 tonnes enregistré plus tôt en juin sur quatre ans.

La seule exception à cette tendance reste la division COMEX du CME, où les stocks ont diminué à seulement 8 274 tonnes, le plus bas depuis 2008.

Les shorts CME n’ont guère d’autre choix que de faire avancer leurs positions, prolongeant ainsi la contraction du marché américain.

Les stocks mondiaux de cuivre en hausse mais pas sur le CME

Du cuivre, du cuivre partout…

La hausse des stocks mondiaux de cuivre a atténué l’esprit haussier, c’est pourquoi le prix du LME sur trois mois est retombé en dessous du niveau de 10 000 dollars la tonne, pour s’échanger pour la dernière fois autour de 9 600 dollars.

La montagne croissante de métaux explique également la large structure de contango sur les bourses de Londres et de Shanghai. La période de référence de trois mois en espèces du LME s’est étendue à un report de 150 dollars la tonne tôt mardi, ce qui correspond presque à l’escompte record de 152,50 dollars du mois dernier.

Les fonderies chinoises n’ont pas caché leur intention de livrer jusqu’à 100 000 tonnes de cuivre aux entrepôts du LME.

Effectivement, les exportations ont atteint 73 829 tonnes en mai, soit le volume mensuel sortant le plus élevé depuis 2016.

Ce n’est probablement pas une coïncidence si les principaux points d’arrivée dans le système d’entrepôts du LME ce mois-ci ont été ceux les plus proches de la Chine continentale. Le port taïwanais de Kaohsiung a reçu 29.325 tonnes et les ports coréens de Gwangyang et Busan ont enregistré des entrées de 20.400 et 9.675 tonnes respectivement.

Les importations chinoises de métaux raffinés ont été robustes cette année, mais les stocks visibles obstinément élevés expliquent pourquoi les producteurs du pays sont heureux de vendre du métal physique sur le marché occidental.

Les actions ShFE n’ont manifestement pas réussi à s’écouler après les vacances du Nouvel An lunaire, rompant un schéma pluriannuel de croissance rapide en début d’année, suivie d’un épuisement tout aussi rapide au cours du deuxième trimestre.

Les stocks des entrepôts sous douane sont passés de moins de 10 000 tonnes en janvier à 89 700 tonnes actuellement, selon le fournisseur de données local Shanghai Metal Market.

Les stocks de cuivre de Shanghai ont rompu leur tendance saisonnière en 2024
Les stocks de cuivre de Shanghai ont rompu leur tendance saisonnière en 2024

…Mais pas aux États-Unis

Bien que les stocks cumulés du LME et du ShFE aient plus que doublé au cours du premier semestre de l’année, très peu de métal semble avoir été acheminé vers les États-Unis.

Les entrepôts de CME, tous situés sur le territoire national, n’ont connu aucun afflux depuis mai et le métal s’échappe progressivement du système depuis.

Les entrepôts LME de Mobile et de la Nouvelle-Orléans contiennent 1 375 tonnes résiduelles, dont la totalité sauf 725 tonnes sont en attente de chargement physique.

Les spreads temporels du COMEX ont de nouveau connu un déport au cours des deux dernières semaines alors que les détenteurs de positions courtes descendent sur la courbe à terme avant l’expiration du contact de juin.

La compression n’a pas été aussi brutale qu’en mai, mais c’est le signe qu’il y a des acteurs qui sont encore à découvert et pris au piège, que ce soit en termes de prix pur et simple, de spreads ou d’une combinaison des deux.

La déconnexion avec les marchés de Londres et de Shanghai est frappante et très inhabituelle.

Le jeu de l’attente

L’arbitrage physique réduira le fossé béant entre les États-Unis et le reste du monde.

Mais cela n’est clairement pas encore arrivé. Cela n’aide pas que la plupart de ce qui est stocké dans le système LME ne soit pas considéré comme une marque de bonne livraison sur le CME.

Les métaux chinois et russes représentaient 72 % des stocks de métaux précieux sous garantie du LME à la fin du mois de mai. Ce ratio a probablement encore augmenté en juin, compte tenu de l’augmentation des arrivées dans les ports du LME proches de la Chine.

Les marques chinoises ne sont pas livrables dans le cadre du contrat de cuivre de CME. Les marques russes ne le sont pas non plus, même si cela ne ferait aucune différence si elles l’étaient puisque l’administration Biden a interdit toutes les importations de cuivre russe dans son dernier paquet de sanctions.

La liste des bonnes livraisons du CME est fortement axée sur les marques nationales, sud-américaines et japonaises, ce qui limite la disponibilité pour quiconque souhaite détourner le cuivre vers les États-Unis.

C’est devenu un jeu d’attente alors que les shorts se déplacent sur la courbe à terme avec un œil sur l’horizon pour détecter des signes d’expéditions entrantes.

Jusqu’à leur arrivée, le marché du COMEX restera une période turbulente pour les baissiers du cuivre.

(Les opinions exprimées ici sont celles de l’auteur, Andy Home, chroniqueur pour Reuters.)

(Edité par Jason Neely)

Source : mining.com

Gold Reserve annonce un placement de 30 millions de dollars pour l’offre de Citgo

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Gold Reserve (TSXV : GRZ) a engagé Cantor Fitzgerald Canada pour entreprendre un placement privé d’actions ordinaires de catégorie A à 4,10 $ par action pour un produit brut prévu pouvant atteindre 30 millions de dollars.

Une partie des recettes sera versée à l’offre de crédit précédemment annoncée par la société sur PDV Holdings (PDVH), la société mère indirecte du raffineur de pétrole vénézuélien Citgo Petroleum, a-t-elle indiqué mardi dans un communiqué de presse.

Plus tôt ce mois-ci, Gold Reserve a annoncé avoir lancé une offre sur PDVH dans le cadre d’une vente aux enchères devant un tribunal fédéral américain visant à rembourser les créanciers de Citgo. Il s’agit notamment du mineur d’or lui-même ainsi que des mineurs canadiens Rusoro (TSXV : RML) et Crystallex. Ce dernier a été le premier à évoquer le cas de l’État du Delaware, où sont constituées plus de la moitié des entreprises publiques américaines.

Citgo, l’un des plus grands raffineurs de pétrole au monde, basé à Houston, au Texas, représente actuellement l’actif étranger le plus important du Venezuela, traitant jusqu’à 807 000 barils de pétrole par jour. C’est le principal actif visé par les créanciers.

Ensemble, le groupe de 18 créanciers réclame jusqu’à 21,3 milliards de dollars de récompenses d’arbitrage pour des expropriations et des défauts de paiement passés au Venezuela remontant au régime d’Hugo Chavez.

L’actuel président Nicolás Maduro a rejeté à plusieurs reprises la vente aux enchères, affirmant que les États-Unis cherchaient à voler les principaux actifs de son pays.

Entre-temps, le processus de vente de Citgo a débuté en janvier, mais la première série d’offres d’achat n’a pas atteint la valorisation de Citgo de 11 à 13 milliards de dollars. Les enchères ont déjà été déposées lors du deuxième tour d’enchères, dont la date limite est fixée au 15 juillet.

Lors du premier tour, Gold Reserve et d’autres avaient cherché à obtenir un financement de JPMorgan Chase pour leur offre de 7,3 milliards de dollars, qui a échoué. Cependant, l’enchère a récemment attiré d’autres investisseurs de premier plan, tels qu’Elliott Investment Management et Centerview Partners.

Selon Reuters , le Venezuela pourrait faire pression sur le tribunal pour un troisième appel d’offres si les offres n’approchent pas les 10 milliards de dollars.

Gold Reserve avait déjà travaillé avec le gouvernement vénézuélien dans le cadre d’une coentreprise pour développer le projet Siembra Minera, mais ses droits miniers ont été révoqués en 2022. Sa réclamation contre le Venezuela a été approuvée par le tribunal pour un remboursement à partir du produit de la vente aux enchères.

Les actions de Gold Reserve s’échangeaient en hausse de 3,5 % à 14 h HE, pour une capitalisation boursière de 616,4 millions de dollars canadiens (451 millions de dollars).

Source : mining.com

Guinée : bientôt une école spécialisée dans les métiers de l’alumine

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Engagé dans le projet d’exploitation de la bauxite en Guinée, le français Alteo ambitionne de créer près 800 emplois directs. Des emplois qui nécessitent des profils d’ingénieurs et de techniciens qualifiés.

Les ministères guinéens de l’Enseignement supérieur et de l’Enseignement technique ont signé, lundi 24 juin, un partenariat avec l’entreprise française Alteo Alumina, spécialiste de la production d’alumines.

Le partenariat qui intègre également l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), en qualité de partenaire technique, va permettre la création d’une Ecole de formation pour les métiers de l’Alumine à Conakry (EFAC) offrant des formations dans plus de 30 métiers.

La construction de cette école répond à l’engagement de l’entreprise française tel que dévoilé en mars dernier. A cette date, les responsables de l’entreprise ont présenté à la primature de Guinée le projet de construction d’une raffinerie de transformation de la bauxite en alumine, dans la région de Boké. Ce projet, qui porte les espoirs d’un développement du secteur minier en Guinée, ambitionne de créer près de 800 emplois directs.

l’Ecole aura donc pour mission de former des techniciens et ingénieurs locaux directement employables dans le projet de raffinerie. « L’objectif principal de ce partenariat est de former une main-d’œuvre hautement qualifiée pour accompagner la stratégie nationale de valorisation de la bauxite, essentielle à la création d’une filière locale de transformation de ce minerai », a noté le ministère de l’Enseignement supérieur.

Vanessa Ngono Atangana

Source : Agence Ecofin

Lesotho : un acheteur local pour la mine de diamants de l’australien Lucapa

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Lucapa Diamond a annoncé en mai la mise en vente de sa participation de 70 % dans la mine de diamants Mothae au Lesotho. Avec la vente de cet actif, la présence africaine de Lucapa se résumera à la mine de diamants Lulo en Angola.

Au Lesotho, l’australien Lucapa Diamond a annoncé le 25 juin la signature d’un accord avec la société locale Lephema Executive Transport pour lui céder sa participation de 70 % dans la mine de diamants Mothae. L’opération devrait permettre à Lucapa de récupérer environ 1,01 million de dollars australiens (672 579 $).

Cette contrepartie en espèces comprend non seulement le prix d’achat négocié avec Lephema Executive Transport, mais aussi des paiements en suspens dus par la filiale locale de Lucapa pour des services techniques fournis à la mine par la société. L’acheteur prendra également en charge toutes les responsabilités et les obligations de garantie relatives à Mothae actuellement détenues par Lucapa.

« Executive a une histoire fructueuse avec la mine de diamants de Mothae, où il a fourni des services miniers contractuels à long terme. Lucapa souhaitait, dans la mesure du possible, que l’exploitation de cette mine se poursuive et Executive est le mieux placé pour y parvenir », a commenté Nick Selby, DG de Lucapa.

Notons que la conclusion définitive de la transaction est soumise à diverses conditions préalables, dont l’accord du gouvernement qui détient 30 % dans Mothae. Les deux parties espèrent parvenir à boucler l’opération d’ici le 30 septembre 2024 au plus tard.

Pour rappel, la mine Mothae est connue pour fournir certains des diamants avec les prix en dollars par carat les plus élevés au monde. Au 31 décembre 2023, elle disposait de 44 millions de tonnes de ressources minérales contenant 1,1 million de carats. La vente de la mine réduira la présence de Lucapa en Afrique à la seule mine de Lulo en Angola.

Emiliano Tossou

Source : Agence Ecofin