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La production d’or de Barrick en Afrique a atteint 400 000 onces au troisième trimestre 2023

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Deuxième producteur mondial d’or, Barrick exploite cinq mines d’or en Afrique, dont deux en Tanzanie, une en Côte d’Ivoire et une au Mali. La compagnie détient la mine d’or Kibali en coentreprise avec AngloGold Ashanti en RDC. Deux de ces actifs font partie des 10 plus grandes mines d’or au monde.

Barrick Gold a publié le 12 octobre son bilan préliminaire de production pour le troisième trimestre 2023. La compagnie basée au Canada a enregistré une production attribuable de 1,04 million d’onces d’or sur la période, dont 396 000 onces sur ses mines d’or en Afrique.

Le complexe aurifère Loulo-Gounkoto, détenu à 80 % au Mali, a livré 142 000 onces, contre 99 000 onces pour la mine d’or Kibali en RDC, dans laquelle la société détient 45 % d’intérêts. Les mines North Mara et Bulyanhulu, détenues à 84 % en Tanzanie, ont respectivement livré 62 et 46 000 onces d’or. Quant à la mine d’or Tongon en Côte d’Ivoire, contrôlée à 89,7 % par Barrick, elle a produit 47 000 onces.

Au cours des neuf premiers mois de l’année, l’ensemble des mines d’or africaines de Barrick a livré 1,14 million d’onces d’or, soit plus d’un tiers de la production totale de la compagnie sur la période, 3 millions d’onces. Deuxième producteur mondial d’or, Barrick vise une production attribuable de 4,2 à 4,6 millions d’onces d’or en 2023.

Pour rappel, Kibali est la plus grande mine d’or d’Afrique, alors que le complexe Loulo-Gounkoto, la plus grande mine d’or du Mali, fait partie des 10 plus grandes mines d’or au monde.

Emiliano Tossou

Source : Agence Ecofin

Gabon : lancement d’une campagne de régularisation des artisans miniers (or, diamants, sable, gravier, etc.)

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Le gouvernement gabonais souhaite par là encourager l’exercice légal demétiers artisanaux des mines et susciter en passant l’intérêt des locaux pour ces secteurs d’activités.

Le Gabon veut régulariser les artisans miniers des filières or, diamant et matériaux de carrières (sable, gravier, etc.). Une campagne a été lancée à cet effet par le ministère des Mines, pour les doter de cartes d’exploration artisanale.

Les artisans miniers gabonais doivent ainsi « se présenter individuellement auprès des équipes de l’administration en charge des Mines en fonction des zones d’exploitation, munis d’un dossier comprenant entre autres une somme de 50 000 FCFA. Les équipes du ministère des Mines qui déployées dans le pays à partir du 16 octobre 2023 leur délivreront des cartes d’exploration artisanales ».

Selon le calendrier établi, les équipes du ministère se déploieront dans le Moyen-Ogooué du 16 octobre au 5 novembre, dans le Woleu-Ntem et la Ngounié du 13 novembre au 3 décembre, dans la Nyanga du 4 décembre au 11 décembre, dans l’Ogooué-Ivindo du 6 décembre au 26 décembre, dans le Haut-Ogooué du 14 décembre au 23 décembre, dans l’Ogooué-LoIo du 24 décembre au 13 janvier 2024, puis dans l’Estuaire du 29 décembre 2023 au 4 janvier 2024.

La campagne intervient 3 semaines après la levée de la suspension des activités d’orpaillage au Gabon, remarque Le Nouveau Gabon. Une mesure prise en 2018 pour de lutter contre le développement des sites d’exploitation illicite d’or. Le développement de cette activité préjudiciable à l’économie et à la sécurité des populations était devenu préoccupant dans plusieurs localités de l’intérieur du Gabon.

Source : Agence Ecofin

Comment le Ghana a ravi à l’Afrique du Sud le titre de premier producteur africain d’or (rapport)

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Depuis 2018, le Ghana est le premier producteur africain d’or, à l’exception de l’année 2021 où l’Afrique du Sud a récupéré un titre qu’il a détenu sans partage pendant plusieurs décennies. La dynamique à long terme reste néanmoins en faveur de l’ex Gold Coast, selon un récent rapport d’Ecofin Pro.

La production d’or du Ghana et de l’Afrique du Sud présente deux dynamiques différentes depuis quelques années, avec une pente ascendante du côté de l’ex Gold Coast et une tendance à la baisse dans la nation arc-en-ciel. C’est ce que confirme la lecture d’un rapport publié le 12 octobre par Ecofin Pro, la plateforme de l’agence Ecofin dédiée aux professionnels.

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Intitulé « Comment le Ghana a ravi à l’Afrique du Sud le titre de producteur d’or africain No1 », le document précise que le Ghana est redevenu le premier producteur africain d’or en 2022, après avoir perdu ce statut au profit de son rival sud-africain en 2021. Un accident de parcours à en croire notre confrère Louis-Nino Kansoun, auteur du rapport. Il indique en effet que la production d’or du Ghana est passée de 17 tonnes en 1990 à 105 tonnes en 2021. Elle s’est même stabilisée au-dessus de 125 tonnes à partir de 2016, avant d’attendre un pic à 149 tonnes en 2018, année où le Ghana a dépassé pour la première fois la nation arc-en-ciel.

Dans le même temps, l’Afrique du Sud a vu sa production d’or chuter progressivement pour tomber à moins de 100 tonnes sur deux des trois dernières années alors qu’elle produisait 605 tonnes en 1990, année où le pays était encore le leader de la production mondiale d’or.

Des défis persistants dans les deux pays

Au nombre des raisons qui ont contribué à la baisse de performance de l’industrie minière sud-africaine, le rapport mentionne la difficulté à extraire de l’or. Les mines d’or sud-africaines sont vieillissantes et il faut creuser de plus en plus profondément pour récupérer le précieux minerai, ce qui entraine des coûts plus élevés. À cela il faut ajouter les problèmes de logistique et d’électricité qui touchent l’ensemble du secteur minier local.

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Transnet, société nationale chargée de transporter les minéraux vers les ports d’exportation, fait notamment face à l’insuffisance de locomotives et les vols massifs de câbles. En raison des problèmes des centrales à charbon fournissant la majeure partie de l’électricité dans le pays, les opérations minières fonctionnent 20 à 30% en dessous de leur capacité, indique le Minerals Council. En conséquence, le secteur aurifère a perdu de son attractivité pour les investisseurs et certaines compagnies ont entrepris de quitter le pays ou de se diversifier, à l’instar d’AngloGold Ashanti ou de Sibanye-Stillwater.

Quant au Ghana, s’il connait une forte croissance de sa production d’or ces dernières années, il doit encore gérer plusieurs défis. Selon le rapport, la gestion de l’exploitation aurifère artisanale demeure le problème le plus épineux à régler, en raison de la présence dans ce secteur de nombreux acteurs opérant dans l’illégalité. Les autorités tentent d’en venir à bout en associant répression, sensibilisation et mise en place d’alternative pour les artisans miniers.

Quelles perspectives pour l’or au Ghana et en Afrique du Sud ?

Au Ghana, plus de 90% de la production minière provient du sous-secteur de l’or. L’or joue donc un rôle prépondérant dans la contribution de 7,6% au PIB enregistrée pour le secteur minier en 2022. Pour accroitre cette contribution, les autorités ghanéennes misent non seulement sur la hausse de la production d’or, mais aussi sur diverses mesures. Il s’agit de la création d’un ETF adossé à l’or au niveau de la bourse locale, de la construction d’une raffinerie ou encore de l’utilisation des réserves d’or pour sauvegarder les réserves nationales de change.

En Afrique du Sud, la contribution du secteur minier au PIB y est stable à un peu plus de 7% ces dernières années. Pour l’augmenter, le rapport suggère aux autorités de s’attaquer aux problèmes qui nuisent à l’attractivité du secteur minier local, en renforçant la main-d’œuvre et les infrastructures. Il faudra aussi en finir avec les problèmes de délestage chroniques dans le pays.

Emiliano Tossou

Source : Agence Ecofin

Guinée : Golden Rim publie sa première estimation de ressources minérales indiquées pour l’or de Kada

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En mars 2022, Golden Rim Resources a publié une estimation de ressources minérales inférées de 930 000 onces pour son projet aurifère guinéen Kada. Depuis, la société a poursuivi les travaux d’exploration pour améliorer ce chiffre et convertir une partie de la ressource dans la catégorie indiquée.

En Guinée, Golden Rim Resources a publié le 10 octobre une estimation de ressources minérales actualisée pour son projet aurifère Kada. Cette mise à jour contient pour la première fois des ressources minérales indiquées qui totalisent 224 000 onces sur un total de 923 000 onces.

Lors de l’estimation initiale publiée en mars 2022, Golden Rim n’avait identifié que des ressources minérales inférées, la catégorie la moins précise en vue d’une future exploitation minière. Avec cette actualisation, la compagnie accroit donc le degré de certitude dans son projet et se rapproche un peu plus d’une prochaine évaluation de la viabilité économique de produire l’or à Kada.

Pour rappel, le secteur aurifère guinéen est caractérisé par une forte production artisanale, puisque les exportations d’or artisanal se chiffrent à plus de 63 tonnes en 2022, selon les données officielles, contre 25 tonnes pour les exportations d’or industriel et semi-industriel.

Le développement de projets aurifères industriels comme Kada pourrait donc contribuer à accroitre la part du secteur industriel dans la production nationale d’or en Guinée. Notons que Golden Rim Resources peut gagner jusqu’à 75 % d’intérêts dans le projet.

L’offre de zinc raffiné sera supérieure à la demande en 2023 et 2024 : quel impact sur les prix ?

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 Le zinc utilisé pour recouvrir et protéger l’acier est utilisé dans les secteurs de la construction et de l’automobile. Si son prix a grimpé l’année passée et a maintenu des niveaux élevés jusqu’en mars dernier, les perspectives à court et moyen terme sont différentes.

Le marché mondial du zinc raffiné sera excédentaire en 2023 et en 2024, selon de nouvelles prévisions publiées lundi 9 octobre par l’International Lead and Zinc Study Group (ILZSG), un organe de l’ONU. En 2023, l’offre dépassera la demande de 248 000 tonnes alors qu’en 2024 le surplus devrait être de 367 000 tonnes.

D’après les détails fournis par l’ILZSG, la situation d’excédent sur le marché serait due à une croissance de la demande plus lente que prévu alors que l’année passée elle avait baissé de 4,3 %. Pour l’année globale 2023, l’organisation s’attend à ce que la demande mondiale de zinc raffiné augmente de seulement 1,1 % pour atteindre 13,59 millions de tonnes (contre 13,84 millions de tonnes pour l’offre), alors qu’en 2024 la croissance devrait être de 2,5 % à 13,93 millions de tonnes (contre 14,30 millions de tonnes pour l’offre).

Les principaux facteurs mis en avant sont une reprise lente de la demande chinoise. « Après avoir chuté de 12 % en 2022, la production de tôles galvanisées en Chine a augmenté de 12,1 % au cours des sept premiers mois de cette année. La production de voitures de tourisme et d’appareils électroménagers a également augmenté sur la même période, mais l’investissement dans le secteur immobilier est resté déprimé », écrit l’ILZSG dans sa note, ajoutant que la demande européenne affectée par les signaux négatifs en Allemagne, en Pologne, en Slovaquie ou encore au Royaume-Uni, devrait baisser de 1,8 % cette année.

Perspectives pour la production minière

Alors que la demande de zinc raffiné ne croît pas aussi vite que prévu, la production de zinc brut devrait augmenter de 0,1 % pour atteindre 12,43 millions de tonnes en 2023, puis de 3,9 % à 12,91 millions de tonnes en 2024. Malgré des réductions de production attendues dans plusieurs pays, y compris le Burkina Faso, les performances des mines en Chine, en Inde, en Russie ou encore en Mongolie devraient permettre de largement compenser en 2023. En 2024, de grandes augmentations de production sont attendues en Australie et en Russie.

Quel impact sur le prix du zinc ?

Les prévisions de l’ILZSG vont dans le même sens qu’une analyse de marché publiée la semaine passée par l’Australian Office of Chief Economist (AOCE). Cette analyse mettait également l’accent sur le fait que la crise immobilière continue en Chine a affaibli les perspectives de la demande de zinc. Elle indique aussi que l’adoption croissante de véhicules électriques affaiblit également la demande de zinc, car les constructeurs automobiles préfèrent des matériaux plus légers que l’acier (en particulier l’aluminium) pour compenser le poids des batteries.

Le prix au comptant du zinc s’est stabilisé sur le London Metal Exchange (LME) au deuxième trimestre 2023 à environ 2 500 dollars la tonne, alors que durant le trimestre terminé en mars les prix affichaient une moyenne de 3 100 dollars la tonne. En examinant l’évolution des stocks de zinc du LME, les analystes de l’AOCE relevaient déjà la possibilité que le marché du zinc soit entré en excédent.

Selon l’AOCE, le prix au comptant du zinc devrait ainsi atteindre en moyenne environ 2 700 dollars la tonne en 2023. La croissance faible de la demande en zinc attendue sur les années suivantes devrait faire chuter les prix à une moyenne de 2 500 dollars en 2024 et 2 600 dollars en 2025.

À long terme, les perspectives restent cependant solides, car la demande devrait être soutenue par la transition énergétique mondiale. « À l’échelle mondiale, le déploiement de l’infrastructure d’énergie renouvelable devrait soutenir la demande de zinc, en raison de son rôle clé dans les éoliennes, les panneaux solaires et les pylônes de transmission », peut-on lire dans le rapport trimestriel de l’AOCE.

Pour rappel, sur le continent africain qui représente moins de 5 % de l’offre mondiale, la Namibie et l’Afrique du Sud font partie des principaux producteurs de zinc. Le Burkina Faso, longtemps membre de ce cercle restreint, a fermé Perkoa, sa principale mine de zinc, l’année dernière, après qu’une inondation a provoqué la mort de huit mineurs et la faillite de l’entreprise exploitante. Parmi les pays hôtes de futures grandes mines de zinc qui entreront bientôt en production, on retrouve la RDC et l’Érythrée.

Source: Agence Ecofin

 

 

Entretien avec la presse en marge de la table ronde organisée par la SOMISEN SA

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La presse était aussi présente pour recueillir les impressions et réflexions du Dr Ousmane Cisse , Directeur Général de la Société des Mines du Sénégal – Somisen SA. sur la table ronde et le secteur minier dans son ensemble.
Un beau moment d’échanges et d’éclaircissements sur les questions liées à la politique minière, au contenu local, au Code minier, aux perspectives que présente le secteur extractif.
La SOMISEN SA accorde une importance capitale à la communication qui est un volet incontournable pour un secteur à la fois sensible et parfois, source d’incompréhensions.

Salon International des Mines : Visite du stand de la SOMISEN SA par le Premier Ministre M. Amadou Ba

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Le Salon International des Mines (SIM SENEGAL 2023) s’est ouvert ce mardi 03 octobre au Centre international de Conférences Abdou DIOUF (CICAD). La cérémonie d’ouverture de cette 7ème édition a été présidée par le Premier Ministre M. Amadou Bâ. Il s’est réjoui de la contribution du secteur minier dans l’économie nationale et a plaidé par la même occasion pour une meilleure gouvernance des mines et une redistribution équitable des richesses. La société sénégalaise des mines, la SOMISEN SA, Sponsor Platine, a participé à sa manière au rayonnement de l’événement.

La Société des Mines du Sénégal (SOMISEN SA) a brillé de par sa présence et sa participation au SIM 2023.

Sponsor Platine de cette 7ème édition, elle est installée au couloir B, stands 1 et 2, pour promouvoir ses actions et domaines d’intervention. Selon le Directeur Général, le Dr Ousmane CISSE, la SOMISEN SA a tenu à participer à ce salon, trois ans (3) ans seulement après sa mise en place pour promouvoir davantage ses activités et faire connaitre ses différentes missions au peuple sénégalais.

Le thème de cette année est axé sur « Les géosciences et l’exploitation responsable des ressources minérales: défis et opportunités pour le développement économique et social ».

Selon M. Amadou Ba, « il est important de maintenir l’attractivité du secteur minier tout en promouvant un partenariat mutuellement avantageux entre l’État, les investisseurs et les communautés locales. »

Le chef du gouvernement a fait savoir que le Sénégal bénéficie d’un contexte géologique favorable lié à l’existence d’un potentiel minier important dont le développement joue un rôle de premier plan dans l’économie nationale.

Pour M. Amadou BA, « les évaluations de la première décennie du PSE montrent que le secteur minier est un véritable moteur de croissance et un levier du développement économique et social. En 2021, le secteur minier a contribué à hauteur de 4,8 % du PIB. La production totale des produits miniers (ciment, acide phosphorique et engrais) est passée de 1 142 milliards en 2020 à 1 508 milliards en 2021 soit une hausse de 24 %… La valeur ajoutée du secteur extractif est passée de 598 en 2020 à 730 milliards en 2021 soit une hausse de 22% ».

Visitant les stands de la SOMISEN SA, il a magnifié la jeunesse de l’équipe de la structure en révélant que « la jeunesse est le présent et le futur » et a encouragé la Direction Générale à mettre en place des stratégies visant à promouvoir le secteur minier sénégalais et de faire de la vision « les ressources appartiennent au peuple », une réalité comme le stipule l’article 25-1 de la loi constitutionnelle numéro 2016-10 du 05 avril 2016.

Le 7ème Salon International des Mines du Sénégal a été une occasion de débattre des enjeux du secteur extractif et de promouvoir une exploitation minière responsable durable pour le bénéfice de la population sénégalaise.

Le Premier Ministre a félicité le Ministre des Mines et de la Géologie pour le succès de cet événement majeur et a officiellement ouvert les travaux de cette 7ème édition.